Bio en bref

Waroox a découvert l’art au travers du graffiti à l’âge de 14 ans. Après dix ans de pratique dans la rue, il part étudier le design graphique, l’anglais et le design d’intérieur en Australie. En 2011, il rentre à la Réunion pour mettre en pratique ce qu’il a appris et organise des vernissages, peint des fresques pour des particuliers et des professionnels. Au bout de deux ans, il part pour Paris continuer le développement de son art, il fait plusieurs belles rencontres, dont l’équipe de Butchers Paris qui lui permet d’exposer pour la première fois au Batofar.De fil en aiguille, son travail est remarqué, de nombreuses commandes, dont quelques-unes pour Dubaï, vont le mener à y exposer ses oeuvres, et par la suite lui ouvrir certaines portes qui le mèneront à exposer de nouveau à Paris dans des lieux renommés.
> facebook.com/WaRoox> waroox.wix.com/wa-roox

Toujours à l’écoute du monde de la communication mais aussi de la création, Sup de Pub propose régulièrement des rencontres avec différents artistes.
Peintres, sculpteurs, photographes… Ils viennent exposer leurs oeuvres au sein de l’école pour le plus grand bonheur des futurs créatifs. Les étudiants en MANAA, en design graphique, en direction artistique, etc., ont ainsi le loisir de pouvoir approcher le monde de la création au plus près, et de rencontrer personnellement les artistes. Echanges de books et de cartes de visites garantis les soirs de vernissage !

C’est dans ce cadre à la fois pédagogique et professionnel que Sup de Pub a accueilli l’artiste Waroox.


« Changement », « Masques » ou encore « Pyramidale », des noms qui ont fait le succès de Waroox, artiste peintre, lors du vernissage de son exposition dans les locaux de Sup de Pub à Paris. Des oeuvres en couleurs ou en noir et blanc, exposées durant une semaine pour tous les étudiants et autres amateurs d’art. Rencontre.

Pourquoi ce nom de Waroox ?
Ça vient de Wa pour Western Australia, parce que c’est là où j’ai commencé à peindre mes toutes premières toiles après avoir fait dix ans de graffitis, et Roox parce que j’étais roux quand j’étais plus petit, et c’est quelque chose qui est toujours resté avec mes camarades !

Vous êtes passé du graffiti à la toile, pourquoi ?
Je pense que cela fait partie de l’évolution de mon travail ; en fait, j’ai découvert l’art sans savoir que je faisais de l’art. C’était plus le jeu du graffiti qui m’intéressait. J’avais un côté un peu rebelle, mais en même temps, je n’étais pas du style à arracher les sacs ou à casser les voitures, alors je me suis dit pourquoi ne pas faire des graffitis, de la peinture sur les murs… C’était aussi un système pour exister, pour faire parler de soi, faire une publicité de soi-même. Ce qui était aussi un bon moyen d’avoir un rapport direct avec le public. Parce que c’était un jeu à l’époque. Du coup, je suis passé à la toile pour, d’une part, conserver mon travail, et d’autre part, pour le partager avec d’autres personnes, qui ne sont pas forcément fans du graffiti, mais qui aiment l’art en général. Tout s’est fait de fil en aiguille ensuite. Je ne me suis pas dit un matin : « tiens, je vais faire des tableaux et des expos ! » Un jour, j’ai eu l’occasion de le faire et ça a marché.

Qu’utilisez-vous comme matériau pour vos toiles ?
J’utilise généralement des matériaux de graffitis : de la bombe, des marqueurs et de l’encre que je crée moi-même. Je suis resté dans l’esprit graffitis oui ! Je suis toujours en train d’inventer des outils pour mes créations. Du mélange d’acrylique, de peintures à huile, de l’encre vraiment faite pour les graffitis.

Comment trouvez-vous l’inspiration ?
Il n’y a pas vraiment de règles. Pas de formule magique non plus, c’est l’imaginaire qui fonctionne. Pour ma part, je travaille beaucoup sur les pictogrammes, les logos… Comme je dis souvent, je travaille le champ lexical. Grâce à des symboles, je place la personne dans un certain état d’esprit ou même un thème par rapport à ce que je pense. Souvent les explications que je donne à mes toiles peuvent aussi donner du sens, parce qu’il y a un côté abstrait qui permet à chacun d’avoir sa propre opinion. Et quand il y a une explication de l’artiste à côté de la toile, ils peuvent s’en inspirer ou l’ignorer.

Vos projets ?
Après l’exposition à Sup de Pub, je pars dans dix jours ouvrir la prochaine à l‘Ile de la Réunion. J’ai hâte, c’est un peu comme chez moi là-bas !

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