Article rédigé par Maëlle de Gouvello, étudiante en SP2 Communication & Digital et Maxine Fisch, étudiante en SP2 Création.

 


L’année touche presque à sa fin, l’heure du Digital Project a donc sonné. Les SP2 Communication & Digital et les SP2 Création devant collaborer main dans la main sur ce projet de taille, il nous a semblé intéressant d’obtenir leurs différents points de vue et ressentis. Il nous a paru nécessaire d’interroger aussi Julien Dizdar, référent du séminaire, Digital Marketer et Créateur de contenu Web.

 

  • Pouvez-vous nous résumer le brief du Digital Project avec vos propres mots ?

Julien Dizdar : Les étudiants ont dû construire et promouvoir une offre de « vidéo à la demande » attractive aux couleurs françaises. Depuis quelques années, les plateformes de vidéo en streaming font désormais le bonheur de nos divertissements.
Le paysage audiovisuel est en constante évolution et voit émerger toujours plus de nouvelles plateformes de streaming (comme Disney + ce mois-ci).
Mais malheureusement le marché est principalement dominé par les géants américains, comme Netflix avec ces 6,7 millions d’abonnés en France et qui reste assurément l’un des services de streaming les plus populaires au monde.

Comment un service Français peut venir concurrencer ou compléter les plateformes déjà implantés sur nos écrans ? Les élèves devaient travailler sur une offre et sur sa promotion en utilisant uniquement des actions digitales.

Maëlle de Gouvello, étudiante en SP2 Communication & Digital : Nous sommes une génération qui a grandi avec le « tout à portée de mains » d’un point de vue digital. Les réseaux sociaux, le streaming musical & audiovisuel, Internet… « Tu as vu le dernier épisode de La Casa de Papel ? », « La dernière saison de Lucifer tarde à arriver… »… Les plateformes de streaming rythment le quotidien, non seulement des dits « millenials » mais également les générations suivantes qui commencent à y trouver leur intérêt. Il faut dire qu’entre Netflix, Canal Play, Amazon Prime, Disney +, les possibilités sont nombreuses.

Dans le cas où une plateforme de streaming audiovisuel française voudrait s’implanter sur le marché, des questions telles que « avec quelle offre ? », « pour quelle cible ? », « avec quelle manière de communiquer ? » se posent, ce sont autant de questions auxquelles les SP2 créa et Communication & Digital ont dû répondre durant ce projet.

Maxine Fisch, étudiants en SP2 Création : Pour faire court, nous avions 2 semaines pour proposer une offre de plateforme SVOD, créer son identité visuelle, concevoir et produire un site internet ainsi que 3 actions digitales pour promouvoir le lancement de la plateforme.

  • Selon vous, quelle était la partie du projet la plus complexe à réaliser ?

J.D : Je pense qu’il s’agissait de définir le contour de l’offre, ses caractéristiques, son positionnement. Cela n’a pas été simple. Pour les groupes, trouver une organisation a été assez complexe durant les deux premiers jours. A distance devant un outil de visioconférence, l’espace psychologique et communicationnel est modifié, l’organisation sociale du groupe est chamboulée, les ressentis peuvent être trompeurs, l’apprenant doit être plus autonome.

Maëlle : Le plus difficile a été de prendre du recul, avoir un œil nouveau sur ce que pourraient être les attentes de demain dans l’industrie du streaming audiovisuel, en considérant d’autres cibles que celles des millenials. La cohérence sur ce genre de projet est le maître-mot.

Maxine : Selon moi, la partie la plus laborieuse a été la création du site web. C’est un projet long qui demande une intense phase de réflexion et de conception suivie d’une phase de production assez complexe. L’outil WordPress ne nous était pas encore assez familier pour réussir à produire ce qu’on avait imaginé du premier coup… Il a fallu persévérer pour parvenir à se rapprocher au mieux de ce qu’on avait imaginé notamment dans nos wireframes.

  • Travailler à distance a-t-il été compliqué ?

J.D : Plusieurs problèmes techniques peuvent survenir pendant les séances de visioconférence à 54 élèves. Il faut savoir jongler ! Mais à part ça, on ne peut pas dire que c’était compliqué !

Maëlle : Depuis le début du confinement, le rythme de travail n’a pas ralenti, les projets sont encore nombreux à rendre. Nous trouvons des alternatives. Nous avions fait d’autres projets en visioconférence dans d’autres matières ce qui nous a permis de mieux appréhender cette compétition. Mais étant en autonomie assez régulièrement pour faire avancer notre recommandation, il pouvait être plus difficile de poser ce cadre de travail que l’école nous permet d’avoir. La ponctualité, l’assiduité, l’écoute sont remises en question avec ce type de conditions mais cela ne nous a pas empêché de présenter des projets aboutis et réfléchis.

Maxine : Concernant notre groupe je ne dirais pas que ce fut tant compliqué que ça. J’ai trouvé qu’on a plutôt bien réussi à se répartir les tâches même si ce n’était pas toujours évident. Cependant, pour ma part en tout cas, j’ai vécu cette compétition à distance complètement différemment des précédentes. Les liens entre les membres de l’équipe étaient différents, il fallait se faire confiance les uns et les autres concernant l’investissement lors des temps de travail puisque qu’en dehors de nos réunions au complet, on travaillait la plupart du temps en duo ou seuls. Je pense finalement qu’en étant concentrés chacun de notre côté, on a sûrement été plus productifs et moins distraits qu’à l’école où l’on peut facilement céder à la tentation de contempler la vue depuis la terrasse…

  • Que retenez-vous de ces 2 semaines de Digital Project ?

J.D : Je suis assez fier et admiratif de l’implication des élèves dans ce projet. Personnellement, j’ai pu sentir beaucoup de bienveillance. Je suis même convaincu que le travail collaboratif en visioconférence a le potentiel de développer les capacités de communication des élèves.

Maëlle : Travailler avec des personnes d’une autre filière que la nôtre est toujours autant enrichissant. Les Création ont évidemment une approche bien plus artistique que nous, les étudiants en Digital. Cela permet une vraie ouverture d’esprit sur les sujets qui nous sont proposés à chaque compétition. Le Digital Project est un séminaire qui, comme les précédents, nous challenge, nous pousse à aller au-delà de ce que l’on connaît et maîtrise. Dans ce contexte exceptionnel, nous avons dû, plus que jamais, faire preuve d’adaptabilité aux aléas et les intervenants ont été très disponibles pour nous accompagner. Nous sommes tous fiers du travail fourni !

Maxine : Ces 2 semaines ont été très intenses car ce genre de projet est vraiment chronophage, ça demande énormément de réflexion et de discussion (d’autant plus à distance…), avant de passer à la production qui n’a pas non plus été sans encombre… Les différentes présentations orales étalées sur les 2 semaines nous ont vraiment imposé un cadre au niveau de notre organisation de travail et nous ont permis d’adapter encore plus notre langage à celui d’une présentation professionnelle. Je finirai donc en disant que malgré les difficultés rencontrées, ce projet nous a vraiment permis de prendre en maturité dans nos propositions et nous a fait expérimenter un peu plus l’univers de la communication digitale, cette forme de communication qui devient aujourd’hui de plus en plus indispensable pour toutes les entreprises.

 

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