La communication, c’était un rêve de gosse ou un hasard ?

C’est un peu plus compliqué que ça. En revanche une chose est sûre, ce que je fais aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard !
Tout petit, j’ai évolué dans un contexte familial et un système scolair, très normés, qui n’ont fait qu’amplifier ma volonté d’exister. J’aspirais à plus de liberté, de créativité, plutôt qu’à me couler dans un moule, me conformer à reproduire le même schéma. Alors oui, très vite, j’ai endossé le costume du vilain petit canard parmi les cygnes et la communication a été mon exutoire.

Ton plus beau souvenir d’étudiant ?

C’est de voir débarquer dans l’amphi des personnalités du monde de la pub, de la presse, des médias, de grandes entreprises, des écrivains, des philosophes, passionnés par leurs métiers, prenant le temps de nous livrer leurs propres expériences.
Plus que de grands cours magistraux, nous avions sur scène des acteurs authentiques, jouant leurs propres rôles, avec un discours non formaté, prêts à débattre, à confronter leurs points de vue. Quel spectacle !

Quelle partie de ton travail préfères-tu ?

C’est le moment précis où l’idée commence à prendre forme, où l’on sent que l’on tient quelque chose de prometteur qui ne demande qu’à sortir. C’est encore embryonnaire mais déjà vivant, au point de donner beaucoup de sensations, d’excitation. C’est un peu comme la préparation que l’on goûte dans la casserole avant de la faire cuire !
C’est cette montée d’adrénaline, cette partie émotionnelle de mon travail que je préfère. Après, tout nous échappe dans les méandres des process.

Ta plus belle campagne ? Pourquoi ?

Une campagne pour Citroën avec Guy Roux comme nouvelle égérie. Faire le pari de miser sur l’ex-entraîneur de foot pour succéder au top model Claudia Schiffer était audacieux. Les films sont très simples. Ils reposent entièrement sur les valeurs incarnées par Guy Roux. C’est un personnage populaire, très attachant, qui joue sans complexe de son image d’économe.
Cette première campagne a très bien fonctionné et a donné suite à une longue saga.

La campagne qui t’a marqué à vie ?

Comment ne pas citer Vedette et la mère Denis, Pliz et la glissade de Marie-Pierre Casey, la saga Perrier, Gerflor et son « Et hop ! », etc. Néanmoins, je voterais pour une campagne qui a une dizaine d’années : Nestlé Chocosuisse et cette phrase culte du petit garçon de 5 ans à son poisson « Tu pousses le bouchon un peu trop loin Maurice ».
La répartie de l’enfant face à l’autorité parentale, le stratagème du poisson rouge mis en accusation, donnent à cette campagne de l’originalité et de l’impact.

Ta plus belle rencontre ?

Pour des raisons professionnelles, j’ai été amené à rencontrer des pêcheurs professionnels qui m’ont fait partager pendant 2 jours leur amour du métier. Une rencontre authentique, sans langue de bois, loin des jugements artistiques, financiers, qui m’a permis de mieux cerner les difficultés du milieu mais aussi la passion qui les anime. Leur combat quotidien pour préserver leur métier et proposer la meilleure qualité de poissons aux consommateurs quelle que soit la météo. Respect ! Rien ne remplacera la chaleur humaine face à la froideur d’un Powerpoint !

La pub a-t-elle encore de l’avenir ?

Nous assistons à de profondes remises en cause de la communication au sens large, des médias et même de la consommation. Les consommateurs sont manifestement plus avertis, plus éduqués. Ils décodent beaucoup mieux les stratégies marketing mises en place. Ils ont les moyens de s’exprimer librement et de répondre directement aux marques. Nous entrons dans un système plus démocratique, plus fragmenté au niveau de la consommation pour délaisser peu à peu le mass market.
L’avenir de la pub passe par la valeur sociale, de nouveaux médias et nécessairement par le digital.

Les métiers qui émergent ?

L’explosion du web, des réseaux sociaux, laisse apparaître de nouveaux usages et donc de nouveaux besoins à combler par le monde des entreprises et des agences. Voilà quelques exemples de métiers émergents :
– la gestion des communautés (les community managers) pour développer des liens plus affectifs entre les marques et ses consommateurs
– le chargé de référencement pour optimiser la présence d’un site sur les moteurs de recherche
– le planneur stratégique pour le web (digital planner)
– etc…

Un conseil pour les jeunes diplômés ?

Oubliez tout ce que vous avez appris et repartez à zéro, soyez curieux, ouverts d’esprit, posez les bonnes questions et surtout soyez à l’écoute !

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