Mathieu Saint-Denis

Mathieu Saint-Denis, consultant en jeux vidéo, est intervenu le mois dernier auprès des étudiants SP3 et SPCom de Sup de Pub Bordeaux, le temps d’une conférence dédiée au Gaming.

Après des études en marketing et communication, Matthieu Saint-Denis a débuté sa carrière chez L’Oréal en tant que Chef de Produit. Il a ensuite rejoint Cryo Interactive Entertainement comme Chef de Marque, puis DreamCatcher Europe en qualité de Directeur Marketing Europe, avant d’être nommé Game Portfolio Manager chez in-Fusio. En 2007, fort de ses expériences professionnelles dans le domaine des jeux vidéo, il devient consultant en jeux vidéo à son compte. Il est à présent co-fondateur d’un site d’e-commerce Fabzat, qui permet l’impression en 3D.

Suite à son intervention très appréciée par les étudiants, le PEA Reportage de l’Ecole l’a interviewé, histoire d’en savoir un peu plus sur lui.

Tout d’abord qu’est-ce qui vous a attiré dans le marché des jeux vidéo ?
Tout jeune, lorsqu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais les jeux, tout court, parce que on n’était pas encore au niveau du jeu vidéo à l’époque. Je commençais alors à créer mes petites figurines avec des bouts de carton. Mais n’étant pas assez doué pour faire du développement de jeux vidéo, j’ai trouvé cette alternative pour rester en contact avec ce milieu.

En tant que consultant éditorial, à quel moment dans la conception du jeu vidéo intervenez-vous ?
Il y a deux types de marketing. Il y a le marketing opérationnel, qui intervient pour la promotion, la publicité. Et il y a le marketing de développement, que l’on appelle le marketing d’édition sur lequel j’interviens.
Le marketing de d’édition, c’est un travail de calibrage du jeu, de positionnement. C’est définir la cible du jeu et sensibiliser les créatifs sur le fait que le jeu doit avant tout se vendre, afin qu’ils ne se lancent pas dans « un délire » qui sera difficile à commercialiser. Je peux donc intervenir en analysant un « Game design » afin de vérifier si le jeu n’est pas trop compliqué, trop long, trop court, ou trop violent pour le public que l’on cherche à atteindre.

Est-ce qu’il vous arrive de recruter des stagiaires ? Et sur quels critères vous basez-vous pour les recruter ?
Oui, je recrute de temps en temps des stagiaires de l’INSEEC et de Sup de Pub, et cela se passe très bien. Lors du recrutement, je fais attention à ce que le stagiaire aime vraiment les jeux vidéo car l’amour du produit est très important pour être efficace et motivé dans ce milieu. Après, le CV n’as pas beaucoup d’impact sur le choix du stagiaire.

Quel est votre jeu vidéo préféré ?
Je vais répondre Pikmin, dans lequel tu joues avec un ensemble de petites créatures qui doivent trouver des fleurs. C’est un jeu dans lequel tu gères non pas un seul individu mais tout un groupe autonome. Certains font n’importe quoi, peuvent se jeter dans une rivière par exemple. Ça induit d’appréhender le jeu vidéo ludique de manière différente. Et puis il est très poétique, on reste dans un milieu fleuri.

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  • Grégory VILAUD dit :

    Dommage pour l’interview, elle est plutôt courte étant donné que les JV c’est ma passion, j’aurai souhaité plus de choses.

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