Hugo Chevallier

Des anciens, Sup de Pub en a plus de 8500 à son actif. Et quand ils font parler d’eux, nous en sommes toujours aussi fiers ! Hugo Chevallier est l’un d’eux. Ancien étudiant en MANAA puis en Communication visuelle à Sup de Pub, notre jeune créatif s’est lancé dans l’aventure internationale après moult expériences. Aujourd’hui free-lance en France et salarié du Studio Favoreat à New-York, sa double activité lui permet de donner vie à sa passion de la communication au quotidien ! Hugo travaille sur des marques différentes dans le food, les vins et spiritueux, les restaurants et bars où il crée : identités visuelles, packaging, event, photo, digital… Un agenda de ministre !

Que faites-vous aujourd’hui ?
« A New York, je travaille avec toute une équipe. Nos projets les plus récents sont l’identité du restaurant Miss Paradis (le Paradis du fruit version US) à Soho dont j’ai dessiné le logo et l’ensemble des lettrages, le rebranding de la marque Senoble et son magasin rue des Petites écuries à Paris ainsi que la direction artistique digitale des Vins de Bordeaux en France, Allemagne, Belgique, Grande-Bretagne et USA.
A côté, j’ai aussi gardé mon activité free-lance et continue à travailler avec mes clients à Paris, tels que le restaurant Workshop à Beaubourg, le restaurant/bar Blv à Belleville dont j’ai créé l’identité de marque et prochainement le coffee shop CAOUA sur lequel je travaille en ce moment. J’effectue aussi encore quelques missions avec des agences telles que Buzzman, ou 4uatre avec qui j’ai collaboré pendant 1an et demi.
Enfin j’entretiens toujours une pratique artistique plus personnelle qui varie : photos, dessins de lettres, graffitis jusqu’à une recherche plus conceptuelle autour du signe dans la ville depuis mon arrivée à NY, et le début d’un archivage de lettres décollées qui mènera à un projet concret d’ici quelques années. »

Que vous a apporté Sup de Pub ?
« Une vision de la publicité que je ne connaissais pas, et une conscience de la stratégie que l’on n’enseignerait pas ou peu dans d’autres écoles qui forment des designers graphiques. Ma formation n’était pas majoritairement publicitaire puisque nous étions la première promo à présenter le BTS design graphique à Sup de Pub, et dans une école où les autres classes ne faisaient que de la publicité, c’était enrichissant d’apprendre le travail en amont d’une campagne publicitaire pour viser au plus juste. »

Des stages enrichissants ?
« J’ai fait pas mal de stages, en première année de BTS dans une toute petite agence appelée « A new emotion », c’était ma première expérience en agence. Les projets étaient variés, des affiches de cinémas, des courts-métrages et un peu de pub. Je suis ensuite allé chez BEING design (groupe TBWA) dans l’équipe de Nicolas Couagnon, puis un passage chez DDB Paris qui m’a définitivement fait comprendre que je n’étais pas fait pour être salarié d’un gros mastodonte avec 300 autres employés, je préférais définitivement les entreprises à échelle humaine où l’on pouvait créer de vrais liens avec les équipes.
C’est à ce moment que j’ai intégré 4uatre, agence de branding située à Paris, je suis arrivé en stage à un moment-clé où l’agence changeait de structure tant dans les équipes que les bureaux ou même son positionnement. C’était donc encourageant de faire partie de ce renouveau, j’avais hâte de pouvoir faire mes preuves sur de vrais projets et surtout d’apprendre une méthodologie de travail que je ne connaissais pas. A la fin de ma période de stage, nous avons continué à collaborer ensemble mais cette fois-ci en freelance, aujourd’hui malgré mon poste à plein temps à New York, nous avons gardé de très bons liens et continuons à travailler ensemble à distance sur des missions ponctuelles. »

Des conseils pour de futurs créas free-lance ?
« Se faire ses propres clients et ne pas compter que sur les agences ».

C’est-à-dire ?

En freelance quand tu travailles en agence, tu apprends beaucoup des équipes avec qui tu collabores et c’est très enrichissant, techniquement et méthodologiquement. Les projets ont plus d’ampleur et travailler avec des marques que tout le monde connaît, c’est plutôt cool.
Mais il faut aussi entretenir des projets personnels, ou avec des clients en direct à côté, non seulement pour être indépendant des choix créatifs mais aussi pour se tester ; voir si l’on est capable de produire un design seul et suivre le projet du début à la fin. A ce moment-là, tu deviens commercial, graphiste, chef de projet, chargé de production… Tu vends et présentes tes design, tu les crées, contactes les imprimeurs, effectues la facturation… Alors au début ce sont des petits projets, j’ai commencé par faire des cartes de vœux pour la nouvelle année, puis un flyer, puis des ardoises de restaurant, puis le restaurant te recontacte pour refaire son menu, puis son identité et un autre restaurant te contacte pour refaire le sien etc…
Il faut commencer tôt, et la seule chose qui parlera le mieux de toi, c’est ton travail, ton design mais aussi ton relationnel. Si tu bosses bien et que tu es efficace, flexible et sympa, les gens parleront de toi. Je n’ai même pas de site internet ! Pour un graphiste, c’est le comble mais le bouche à oreille me suffit jusqu’à maintenant… »

Un souvenir de l’école ?
« La fusée de Tintin ».

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